Margaret Alice Murray
Sa thèse d'un culte païen survivant sous la chasse aux sorcières est réfutée — et elle a façonné tout le néopaganisme.
| Dates | 1863–1963 |
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| Qualité | Égyptologue, folkloriste |
| Aire | Londres |
Murray est une égyptologue reconnue, première femme lectrice d'archéologie en Grande-Bretagne, et a formé des générations d'étudiants à l'University College de Londres.
Dans The Witch-Cult in Western Europe (1921), elle soutient que les accusées des procès pratiquaient réellement un culte païen organisé, voué à un dieu cornu. La méthode a été démontée : sélection des sources, citations tronquées, aveux sous torture pris pour des descriptions. Norman Cohn et Keith Thomas en ont fait la critique décisive dans les années 1970.
Entre-temps, la thèse était entrée dans l'Encyclopædia Britannica et avait fourni à Gardner son arrière-plan historique. Une hypothèse fausse peut avoir une postérité considérable : c'est le cas d'école.