Le secret du guérisseur
Arrêter le feu d'une brûlure, couper le sang : la pratique qui a le mieux survécu, et qui coexiste avec l'hôpital.
| Type | Secret de guérisseur |
|---|---|
| Aire | France rurale, Suisse, Québec |
| Période | XIXe siècle à aujourd'hui |
| Attestation | Enquêtes de Sébillot et de Van Gennep ; enquêtes de sociologie de la santé contemporaines |
Le « secret » est un savoir transmis oralement, souvent d'un homme à une femme ou l'inverse, avec l'interdiction de le divulguer sous peine de le perdre. Il porte sur des maux précis : brûlures, hémorragies, verrues, zona, entorses.
Ce qui frappe l'enquêteur contemporain, c'est la coexistence. Des services de grands brûlés en France ont documenté le recours de patients à des « coupeurs de feu », parfois avec l'accord tacite du personnel, en complément et non en remplacement du traitement. Le praticien lui-même refuse presque toujours d'être payé, et se présente comme n'y étant pour rien : c'est un don, pas un métier.
C'est le point où ce répertoire cesse d'être historique. Il convient d'y être d'autant plus clair : la fiche décrit un fait social, elle ne recommande rien.